Mon syndrome du sauveur : témoignages de thérapeutes
Dans l'épisode 4 du podcast Chaï Latte, Tiphaine Lamblin, fondatrice de Sister Conseils, anime une conversation à cœur ouvert avec Emma et Eli, deux thérapeutes du réseau certifiées à la méthode Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©®. Le point de départ : la première fois où l'on comprend qu'on ne peut pas sauver quelqu'un. Toutes les trois explorent le syndrome du sauveur — ce besoin de porter, réparer, tenir les autres — et la liberté qu'il y a à enfin lâcher.
🎙 Cet article décrypte l'épisode « J'en ai marre de sauver tout le monde » — épisode 4 de Chaï Latte. Écouter sur ta plateforme préférée →
À propos du podcast Chaï Latte
Les voix de cet épisode
Trois femmes du réseau Sister Conseils témoignent à visage découvert.
Tiphaine Lamblin
Fondatrice de Sister Conseils · Animatrice du podcast
Créatrice de la méthode officielle Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©® (2020), inspirée de la médecine indienne ancestrale. Prof de yoga émotionnel, formée à l'hypnose et au breathwork. À la tête d'un réseau de 6 thérapeutes licenciées et 17 thérapeutes indépendantes certifiées à sa méthode. Dans cet épisode, elle partage son histoire personnelle : le rôle de sauveuse endossé très tôt dans sa famille, et l'amie qui l'a accompagnée en étant « juste là ».
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Emma
Psychologue & thérapeute certifiée · Lyon
Psychologue clinicienne, certifiée Tiphaine Lamblin ©®. Dans cet épisode, elle apporte l'éclairage de son métier : l'approche douce qui rend l'autonomie plutôt que de brusquer. C'est elle qui partage l'image de la chenille à qui on colle des ailes, et son fameux « je vous laisse en autonomie ».
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Eli
Thérapeute certifiée · Genève
Thérapeute certifiée Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©® à Genève, « la chamane » du groupe. Dans cet épisode, elle défend l'approche frontale de la responsabilité : « tu es responsable de ta vie ». Elle raconte aussi comment elle a appris à ne plus vouloir que ses patients guérissent « de A à Z » selon son timing.
Découvrir Eli →Qu'est-ce que le syndrome du sauveur exactement ?
Le syndrome du sauveur, c'est le besoin de prendre en charge les difficultés des autres jusqu'à vouloir les « réparer » à leur place. On confond aimer et porter : aimer quelqu'un, ce serait le tenir, le réparer, le tirer de là où il est. Dans l'épisode 4 de Chaï Latte, les thérapeutes le décrivent comme une forme de contrôle — vouloir que l'autre aille mieux selon notre timing, pour soulager notre propre inconfort. Ce n'est pas un diagnostic clinique, mais un schéma relationnel très répandu.
Dans l'épisode 4 de Chaï Latte, Tiphaine Lamblin, fondatrice de Sister Conseils, lance une question simple et redoutable : « la première fois où j'ai compris que je ne pouvais pas sauver quelqu'un. » Avec ses invitées Emma, psychologue clinicienne à Lyon, et Eli, thérapeute à Genève, toutes deux certifiées à la méthode Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©®, elle déroule un fil que beaucoup connaissent : ce réflexe de vouloir sauver tout le monde, et l'épuisement qui finit par venir avec.
Eli explique avoir longtemps porté ce schéma sans le nommer, et n'en avoir pris conscience que récemment. Le déclic : comprendre qu'on ne peut pas faire aller quelqu'un mieux à sa place. Derrière l'élan généreux, il y a souvent un mécanisme plus profond — celui qu'on apprend enfant, où aimer rime avec porter, réparer, tenir.
« On nous apprend depuis tout petit que aimer, c'est un peu aimer, porter, réparer, tenir. Si je l'aime, ça va aller mieux. Si je comprends tout, ça va débloquer. Mais en fait… c'est pas ton problème. »
— Eli, épisode 4 de Chaï LatteLe syndrome de l'infirmière : pourquoi veut-on sauver les autres ?
On parle parfois de « syndrome de l'infirmière » : ces personnalités qui s'occupent énormément des autres et pensent exister à travers ce rôle. Dans l'épisode, les thérapeutes l'associent à une estime de soi fragile (on ne se choisit pas, on choisit les besoins de l'autre) et à des schémas familiaux. Statistiquement, ce schéma est plus présent chez les femmes : on leur apprend très tôt à prendre soin des autres et à s'oublier.
Le besoin de sauver vient rarement de nulle part. Dans l'épisode, il est rattaché au syndrome de l'infirmière : un besoin excessif de s'occuper d'autrui, comme si c'était par ce biais qu'on existait et qu'on servait à quelque chose. En toile de fond, une estime de soi qui n'est pas très élevée — on passe les besoins de l'autre avant les siens, presque automatiquement.
Les thérapeutes rappellent aussi le poids des schémas familiaux et culturels. Ce réflexe est, statistiquement, beaucoup plus présent chez les femmes, à qui l'on apprend dès l'enfance à prendre soin des autres, à s'oublier, et parfois à se définir entièrement à travers ce rôle. Reconnaître cette mécanique, c'est déjà commencer à s'en libérer.
Sauver les autres : une forme de contrôle (et de fuite)
Vouloir sauver, c'est souvent vouloir contrôler : que l'autre aille mieux à notre rythme, pour soulager notre propre inconfort. C'est aussi une fuite : si je m'occupe de l'autre, je n'ai pas besoin de m'occuper de moi. Dans l'épisode, les thérapeutes pointent l'ego derrière le sauveur — l'illusion d'un « super-pouvoir » et le besoin de reconnaissance pour avoir « fait ce qu'il fallait ».
Le sauveur ne suit pas le rythme de l'autre : il voudrait que ça aille plus vite, il aimerait porter. Or, expliquent les thérapeutes, cette impatience cache un besoin de contrôle — celui de prendre la responsabilité du mieux-être de l'autre, même quand ce n'est pas notre rôle. Et derrière le contrôle se cache souvent une fuite : tant qu'on s'occupe de quelqu'un d'autre, on n'a pas à se regarder soi.
« C'est peut-être aussi une forme de fuite : si je m'occupe de l'autre, je n'ai pas besoin de m'occuper de moi. »
— Eli, épisode 4 de Chaï LatteIl y a aussi l'ego. Dans l'épisode, les thérapeutes décrivent l'illusion d'un super-pouvoir — « moi, je vais le sauver, moi, je vais le guérir » — et le besoin sous-jacent de reconnaissance : qu'on valide qu'on était là, qu'on a fait ce qu'il fallait. Eli conseille d'ailleurs de nommer son ego, de lui donner un petit prénom, pour le faire taire : l'ego déteste être nommé, et il prend alors un peu moins de place.
Peut-on vraiment changer ou sauver quelqu'un ?
Non. Le cœur de l'épisode tient en une image : on a beau coller des ailes sur une chenille, elle ne devient pas un papillon. Le changement doit venir de l'intérieur. On peut offrir le meilleur accompagnement, les meilleurs outils — si la personne ne veut pas, ou ne peut pas encore changer, cela ne se fera pas. On ne change pas les gens ; on peut seulement se changer soi-même.
C'est sans doute le message le plus fort de l'épisode, et c'est Emma qui le formule, en s'appuyant sur une publication qu'elle avait partagée sur Instagram :
« Si tu colles des ailes sur une chenille, ça ne peut pas devenir un papillon. Le changement, il doit venir de l'intérieur. »
— Emma, épisode 4 de Chaï LatteTu peux être entourée des meilleures thérapeutes, ou être la personne la plus proche de quelqu'un que tu aimes très fort — si cette personne, à l'intérieur d'elle, ne veut pas ou n'arrive pas encore à se lancer dans son cheminement, c'est compliqué. Eli le résume autrement : l'autre n'ira pas là où tu veux qu'il aille.
« Il va pas aller là où tu veux qu'il aille. Il va aller là où il doit aller, c'est tout. »
— Eli, épisode 4 de Chaï LatteÀ la question franche de Tiphaine — « est-ce qu'on peut changer les gens ? » — la réponse des thérapeutes est nette : non. Ce qu'on peut changer, c'est soi-même, à travers des prises de conscience profondes qu'on met en place. Et cela ne se fait ni du jour au lendemain, ni sans douleur.
Redonner la responsabilité : où s'arrête le rôle du thérapeute
Le rôle du thérapeute s'arrête là où commence la responsabilité de la personne : on accompagne, on propose, on collabore — mais on ne fait pas à la place. Dans l'épisode, deux postures coexistent : l'approche douce d'Emma, qui « rend l'autonomie » et réattribue à chacun ses ressources, et l'approche frontale d'Eli, qui parle d'emblée de responsabilité. Toutes deux visent le même but : que la personne reprenne le pouvoir sur sa vie.
Emma incarne l'approche douce. Plutôt que de brusquer, elle aide la personne à reprendre confiance en ses propres capacités et à intérioriser ses ressources. Si l'on fait à la place de l'autre, on l'empêche de se découvrir capable. Son expression signature, héritée de son travail avec les enfants :
« Je vous laisse en autonomie. Ça, c'est mon petit mot de psy. »
— Emma, épisode 4 de Chaï LatteEmma alerte aussi sur la dépendance au thérapeute : certaines personnes pensent que c'est en venant consulter qu'elles guérissent, et ressentent un grand vide quand le suivi s'arrête. Le travail consiste justement à leur réattribuer leurs compétences, pour qu'elles vivent l'expérience seules, avec elles-mêmes — et que « ça marche tout seul ».
Eli, elle, assume une approche plus frontale. Elle parle tout de suite de responsabilité, sans peur de froisser, parce que pour elle, c'est ainsi : on est responsable de sa vie. Elle peut aider la personne, mais elle ne peut pas changer son environnement à sa place.
« Moi, je parle tout de suite de responsabilité. J'ai pas peur de froisser : c'est comme ça, tu es responsable de ta vie. »
— Eli, épisode 4 de Chaï LatteElle illustre avec un exemple parlant : quelqu'un qui vient en pensant que tout irait mieux « si son copain changeait ». Pour Eli, c'est se tromper de problème — l'autre changera s'il en a envie, pas parce qu'on l'a exigé.
« Si tu viens ici parce que tu penses que ton copain doit changer, tu t'es trompé de problème. »
— Eli, épisode 4 de Chaï LatteLe triangle de Karpman : quand sauver enferme l'autre
Le triangle de Karpman décrit trois rôles qui s'alimentent dans les relations toxiques : victime, sauveur, persécuteur. Évoqué dans l'épisode, il éclaire le piège du sauveur : tant qu'on fait à la place de l'autre, celui-ci n'a aucune raison de changer, et perd la possibilité de grandir par lui-même. Vouloir sauver, c'est parfois écarter l'autre des expériences par lesquelles il doit passer pour comprendre.
L'épisode fait le lien avec le triangle de Karpman (ou triangle dramatique), un modèle de psychologie qui décrit trois rôles dans les relations : la victime, le sauveur et le persécuteur. Le piège, c'est que ces rôles s'entretiennent : tant que quelqu'un fait à la place de l'autre, ce dernier n'a aucune raison de changer.
C'est ici que Tiphaine partage son histoire personnelle. Elle raconte avoir longtemps voulu sortir ses proches de relations d'emprise — notamment sa sœur, dont elle se sentait responsable, sa mère lui ayant implicitement confié ce rôle parce qu'elle « avait plus de ressources ». La place de la sauveuse, l'autre celle de la personne en difficulté : le triangle, en plein cœur de la famille.
« Moi, je veux le sortir de sa merde. Mais c'est pas à toi de le faire. Tu peux pas le faire. »
— Tiphaine Lamblin, épisode 4 de Chaï LatteEn voulant tirer quelqu'un hors de sa difficulté, on l'écarte de son propre chemin — des expériences par lesquelles il doit passer pour comprendre. Et parfois, l'aide devient maladroite, voire contre-productive : on force, on culpabilise, on fait à la place. Or, rappellent les thérapeutes, ce n'est pas toujours ce dont la personne a besoin. À noter, quand l'emprise tourne à la manipulation ou à la violence, l'accompagnement par des professionnels et des structures spécialisées devient indispensable.
Accompagner sans porter : « être là » suffit
Accompagner vraiment, ce n'est pas faire à la place de l'autre : c'est rester présent, sans commenter ni forcer, même quand on le voit se tromper. Dans l'épisode, Tiphaine raconte l'amie qui l'a accompagnée pendant des années en étant « juste là » — et combien c'était suffisant. Garder le lien, c'est parfois lâcher. Le plus aidant n'est pas toujours de faire, mais d'être présent.
Si l'on ne peut pas sauver, que peut-on faire ? Être là. C'est la conclusion vers laquelle converge l'épisode. Tiphaine raconte sa meilleure amie, qui l'a écoutée répéter la même histoire pendant des nuits, des jours, des mois, sans jamais la juger ni lui dire « va bien, dégage ». Une présence sans conseils, sans « à ta place, j'aurais fait… ».
« Elle a vu un milliard de versions de moi, elle les a toutes acceptées, et à chaque fois que je suis tombée, elle a juste été là. Et c'était bien assez. »
— Tiphaine Lamblin, épisode 4 de Chaï LatteAccompagner sans porter, c'est aussi accepter de faire le deuil de la relation idéalisée, ou de la personne qu'on aurait voulu que l'autre soit. C'est se tenir à côté, pas à la place. Et parfois, paradoxalement, c'est en lâchant qu'on aide le plus.
« Garder le lien, c'est aussi lâcher. C'est plus aider de laisser faire que de faire. »
— Tiphaine Lamblin, épisode 4 de Chaï LatteLe chemin de la guérison, rappelle Eli, passe souvent par l'inconfort. On ne peut pas tout traverser sans rien ressentir : ce qui est descendu dans le corps doit pouvoir remonter et sortir. C'est douloureux, parce que c'est aussi dire au revoir à des versions de soi — mais ça fait partie du chemin.
« Il faut passer par la merde. C'est exactement ça. »
— Eli, épisode 4 de Chaï LatteCe que le déblocage émotionnel peut apporter
Le Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©® travaille par le corps pour aider à se reconnecter à ses propres besoins, plutôt qu'à ceux des autres. Son essence : redonner confiance et autonomie. « Tu fais confiance à ton corps, tu le laisses faire. » Pas de baguette magique extérieure — les clés sont en soi. La méthode ne remplace pas un suivi médical ou psychologique, mais elle peut le compléter.
Sortir du rôle de sauveur, c'est réapprendre à se choisir. C'est précisément ce que vise le Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©® : un travail par le corps qui aide à se reconnecter à soi. Dans l'épisode, les thérapeutes en décrivent l'essence — il ne s'agit pas de « prendre confiance » par la volonté, mais de faire confiance à son corps et de le laisser faire.
« Le corps, il a la baguette magique. Mais si le mental parle trop fort, le corps pourra pas faire ce qu'il a à faire. »
— Eli, épisode 4 de Chaï LatteL'autre apport du Déblocage, soulignent les thérapeutes, c'est qu'il ne crée pas de dépendance : on vient une fois, parfois deux, et l'idée même est de se faire confiance. Les clés ne sont pas chez la thérapeute — elles sont en soi. Une philosophie qui résonne directement avec le sujet de l'épisode : arrêter de remettre le pouvoir sur quelqu'un d'autre, qu'on soit le sauveur… ou celui qu'on voulait sauver.
Ce qu'il faut retenir
- Le syndrome du sauveur est une forme de contrôle : vouloir que l'autre aille mieux selon notre timing, pour soulager notre propre inconfort.
- C'est souvent une fuite : s'occuper des autres pour ne pas avoir à s'occuper de soi.
- On ne change pas les gens : « coller des ailes sur une chenille » ne la transforme pas en papillon. Le changement vient de l'intérieur.
- Le rôle du thérapeute s'arrête à la responsabilité de la personne : on accompagne et on collabore, on ne fait pas à la place — l'approche douce d'Emma et l'approche frontale d'Eli visent le même but.
- Le triangle de Karpman : tant qu'on fait à la place de l'autre, il n'a aucune raison de changer et perd la possibilité de grandir.
- Aimer vraiment, c'est parfois lâcher : « être là », sans commenter ni forcer, suffit souvent plus qu'on ne le croit.
Tu te reconnais dans cet épisode ?
Si tu t'épuises à porter les autres et que tu sens qu'il est temps de te reconnecter à tes propres besoins, le Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©® peut t'aider à travailler par le corps sur les schémas qui te poussent à tout prendre en charge. À combiner avec un suivi médical ou psychologique adapté.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le syndrome du sauveur ?
Le syndrome du sauveur, c'est le besoin de prendre en charge les difficultés des autres, jusqu'à vouloir les « réparer » à leur place. Dans l'épisode 4 de Chaï Latte, Eli le décrit comme une forme de contrôle : on veut que l'autre aille mieux selon notre timing, pour soulager notre propre inconfort. Ce n'est pas un diagnostic clinique mais un schéma relationnel très répandu.
Quelle est la différence entre aider et vouloir sauver quelqu'un ?
Aider, c'est accompagner sans faire à la place de l'autre. Vouloir sauver, c'est porter, forcer, parfois culpabiliser, en pensant savoir mieux que la personne ce qui est bon pour elle. Comme le résume Emma dans l'épisode : on peut donner tous les outils du monde, si le changement ne vient pas de l'intérieur, il n'a pas lieu. Aimer vraiment, c'est aussi accepter de lâcher.
Pourquoi le syndrome du sauveur touche-t-il surtout les femmes ?
Dans l'épisode, les thérapeutes rappellent que ce schéma est statistiquement plus présent chez les femmes, à cause de schémas familiaux et culturels : on apprend très tôt aux filles à prendre soin des autres et à s'oublier. S'ajoute souvent une estime de soi fragile, qui pousse à passer les besoins de l'autre avant les siens — ce qu'on appelle parfois le « syndrome de l'infirmière ».
Peut-on vraiment changer ou sauver quelqu'un qu'on aime ?
Non. Le message central de l'épisode est qu'on ne peut pas changer quelqu'un de l'extérieur. Emma utilise l'image de la chenille : on a beau lui coller des ailes, elle ne devient pas un papillon — le changement doit venir de l'intérieur. On peut accompagner, proposer, être présent, mais c'est la personne elle-même qui décide de cheminer, à son rythme et sur son propre chemin.
Comment arrêter de vouloir sauver tout le monde ?
L'épisode propose plusieurs pistes : reconnaître que ce besoin est souvent une fuite (« si je m'occupe de l'autre, je n'ai pas besoin de m'occuper de moi »), nommer son ego pour le calmer, redonner à l'autre la responsabilité de sa vie, et accepter que « garder le lien, c'est aussi lâcher ». Parfois, le plus aidant n'est pas de faire, mais d'être là — sans commenter ni forcer.
Qu'est-ce que le triangle de Karpman (victime, sauveur, persécuteur) ?
Le triangle de Karpman est un modèle de psychologie qui décrit trois rôles dans les relations toxiques : la victime, le sauveur et le persécuteur, chacun pouvant basculer dans l'autre. Évoqué dans l'épisode, il éclaire le piège du sauveur : tant qu'une personne fait à la place de l'autre, ce dernier n'a aucune raison de changer — et perd la possibilité de grandir par lui-même.
Le déblocage émotionnel peut-il aider à sortir du rôle de sauveur ?
Oui. Le Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©® travaille par le corps pour aider à se reconnecter à ses propres besoins plutôt qu'à ceux des autres. Son essence, expliquent les thérapeutes, est de redonner confiance et autonomie : « tu fais confiance à ton corps, tu le laisses faire ». La méthode ne remplace pas un suivi médical ou psychologique, mais peut le compléter.
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Tiphaine Lamblin
Fondatrice de Sister Conseils · Animatrice du podcast
Tiphaine est la créatrice de la méthode Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©®, née en 2020 et inspirée de la médecine indienne ancestrale. Prof de yoga émotionnel, formée à l'hypnose et au breathwork, elle a transmis sa méthode à un réseau de 6 thérapeutes licenciées et 17 thérapeutes indépendantes certifiées dans 6 pays. Elle anime le podcast Chaï Latte chaque semaine avec Emma, Eli et leurs consœurs du réseau Sister Conseils.
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