Mon syndrome de l'imposteur : témoignages de thérapeutes
Dans l'épisode 2 du podcast Chaï Latte, Tiphaine Lamblin, fondatrice de Sister Conseils, anime une conversation rare avec Eli et Emma, deux thérapeutes du réseau certifiées à la méthode Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©®. Toutes trois racontent leur syndrome de l'imposteur — d'Eli qui « vit dans l'imposture la plus totale » à Emma qui a failli abandonner son métier après son premier patient. Un témoignage à trois voix sur le sentiment d'illégitimité tel que le vivent celles qui sont censées avoir tout compris.
🎙 Cet article décrypte l'épisode « J'ai peur qu'on découvre que je suis nulle » — épisode 2 de Chaï Latte. Écouter sur ta plateforme préférée →
À propos du podcast Chaï Latte
Les voix de cet épisode
Trois femmes du réseau Sister Conseils témoignent à visage découvert.
Tiphaine Lamblin
Fondatrice de Sister Conseils · Animatrice du podcast
Créatrice de la méthode officielle Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©® (2020), inspirée de la médecine indienne ancestrale. Prof de yoga émotionnel, formée à l'hypnose et au breathwork. À la tête d'un réseau de 6 thérapeutes licenciées et 17 thérapeutes indépendantes certifiées à sa méthode. Dans cet épisode, elle partage sa propre stratégie de la liste des preuves pour s'autoriser à reconnaître sa place.
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Eli
Thérapeute certifiée · Genève
Thérapeute certifiée Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©® à Genève, « la chamane » du groupe. Voix principale de cet épisode, elle ouvre avec un « je vis dans l'imposture la plus totale », raconte ses « 18 vies » professionnelles et la métaphore des habits trop petits et trop grands. Sa stratégie pour vivre avec son syndrome : l'humour et l'auto-dérision.
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Emma
Psychologue & thérapeute certifiée · Lyon
Psychologue clinicienne (Master en psychologie, 5 années d'études universitaires), certifiée Tiphaine Lamblin ©®. Dans cet épisode, elle raconte le moment où son syndrome de l'imposteur a explosé — son premier patient qui lui demande « vous allez pas me proposer d'exercice ? » — et apporte l'éclairage clinique tout au long de la conversation.
Découvrir Emma →Qu'est-ce que le syndrome de l'imposteur exactement ?
Le syndrome de l'imposteur est un sentiment d'illégitimité face à ses propres réussites. La personne attribue ses succès à la chance, au hasard, à un soutien extérieur — jamais à ses compétences. Elle vit avec la peur permanente d'être « démasquée ». Ce n'est pas un diagnostic clinique mais un phénomène très étudié en psychologie, qui touche environ 70 % des adultes au moins une fois dans leur vie, hommes comme femmes, dans la sphère professionnelle comme personnelle.
Dans l'épisode 2 de Chaï Latte, Tiphaine Lamblin, fondatrice de Sister Conseils, anime une conversation rarement entendue : celle des thérapeutes qui, elles aussi, vivent avec le sentiment de ne pas être légitimes. Avec ses invitées Eli, thérapeute à Genève, et Emma, psychologue clinicienne à Lyon, toutes deux certifiées à la méthode Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©®, elle partage trois témoignages à la première personne.
Dans l'épisode, Emma le formule avec la précision clinique de son métier : « le syndrome de l'imposteur, c'est le sentiment d'illégitimité, l'impression que tes réussites sont dues à des chances, et la peur d'être démasqué. »
Ce qui rend le syndrome particulièrement pernicieux, c'est qu'il résiste à la preuve objective. On peut accumuler les diplômes, les retours positifs, les témoignages de clients reconnaissants — et continuer à se sentir illégitime. Eli le décrit dans l'épisode avec une image marquante :
« L'autre jour, une personne m'a appelée et m'a dit "je pense que toi et moi, on a un lien incroyable, tu as changé ma vie". Et moi je me dis : à qui tu parles ? Comme si j'étais imperméable. »
— Eli, épisode 2 de Chaï LatteL'autre caractéristique du syndrome, c'est qu'on en parle peu. Comme le rappelle Emma dans l'épisode, c'est un tabou au même titre que les phobies d'impulsion : on a peur qu'en l'avouant, on confirme aux yeux des autres qu'on est effectivement illégitime. La spirale du silence renforce le sentiment d'isolement.
Le récit d'Eli : « je vis dans l'imposture la plus totale »
Eli, thérapeute à Genève, incarne le paradoxe du syndrome de l'imposteur : un parcours objectivement impressionnant (« 18 vies » professionnelles, plusieurs métiers, des clients bouleversés de reconnaissance) et un sentiment intérieur permanent de ne rien mériter de tout cela. Sa métaphore des « habits trop petits / habits trop grands » illustre comment chaque montée en compétence réactive le sentiment d'illégitimité.
L'épisode s'ouvre sur une phrase qui fait l'effet d'un uppercut. Tiphaine donne le micro à Eli, qui annonce d'emblée : « je vis dans l'imposture la plus totale. » Ce qui frappe, c'est le décalage entre sa réalité objective et son ressenti intérieur. Objectivement, elle a un parcours impressionnant. Subjectivement, rien de tout cela ne lui appartient vraiment.
La métaphore des habits trop petits et des habits trop grands
Eli propose dans l'épisode une image que les thérapeutes pourront emprunter à leurs patientes :
« Soit j'ai l'impression que je porte des habits trop petits, je me sens serrée, j'ai envie de faire plus. Soit comme en ce moment, je me sens dans des habits trop grands. Je me dis : c'est un peu grand là, non ? »
— Eli, épisode 2 de Chaï LatteCette métaphore est précieuse parce qu'elle dit deux choses à la fois. D'abord qu'il n'y a jamais de "bonne taille" tant que le syndrome est aux commandes. Ensuite que monter en compétence — passer à des habits plus grands — déclenche mécaniquement le sentiment imposteur, parce qu'on a l'impression de ne plus rentrer dans ses anciens vêtements sans savoir si on rentre dans les nouveaux.
« J'ai bossé pour ça » : la difficulté à s'attribuer ses mérites
Le plus douloureux dans le syndrome de l'imposteur, c'est qu'il ne disparaît pas avec la preuve. Eli le raconte avec une lucidité touchante :
« À chaque fois que j'ai obtenu un truc, c'était comme si c'était pas à moi. "J'ai eu de la chance, j'étais au bon endroit au bon moment." Jamais je me suis attribué les mérites, alors que j'en ai chié. »
— Eli, épisode 2 de Chaï LatteCette mécanique d'attribution est au cœur du syndrome. Les réussites sont externalisées (chance, contexte, soutien), tandis que les échecs, eux, sont parfaitement intériorisés. C'est ce qui le rend si épuisant à vivre — et si difficile à enrayer par la simple accumulation de succès.
Le syndrome de l'imposteur et la peur du rejet
Le syndrome de l'imposteur s'enracine souvent dans la peur du rejet apprise enfant. Quand on a été aimé pour être « sage et brillant », on intègre l'équation : être visible = devoir tenir son rôle. Adulte, chaque succès ouvre une porte que la peur veut immédiatement refermer, parce que rester visible signifie risquer d'être démasqué et donc rejeté.
Au fil de l'épisode, le lien entre syndrome de l'imposteur et peur du rejet se précise. Tiphaine pose la question, Eli reformule, Emma confirme cliniquement.
« Une petite graine se plante quand on est tout petit. On dit "il est sage, il est brillant", tu veux rendre fier tes parents, tu dois tenir ton rôle. Puis : si je suis qui je suis vraiment, est-ce qu'on va m'accepter ? »
— Tiphaine Lamblin, épisode 2 de Chaï LattePourquoi la visibilité devient une insécurité
L'épisode met le doigt sur un paradoxe puissant. Plus une personne devient compétente, plus elle est vue, et plus son syndrome de l'imposteur s'active — alors qu'on s'attendrait à l'inverse. Pourquoi ? Parce que la visibilité expose : être vue, c'est être validée par certains, mais aussi potentiellement critiquée, jugée, démasquée par d'autres. Pour rester visible, il faut tenir le rôle qui a généré la validation, ne jamais baisser de standard, ne plus avoir droit à l'erreur.
Cette spirale enferme dans un perfectionnisme épuisant, où la moindre faille devient la confirmation qu'on n'était « pas à sa place » depuis le début. C'est ce que les psychologues appellent parfois l'auto-sabotage défensif : minimiser ses réussites pour pouvoir encaisser un éventuel échec sans s'effondrer.
Le moment où Emma a failli abandonner son métier
Le passage de stagiaire à professionnel diplômé est l'un des déclencheurs classiques du syndrome de l'imposteur : la sécurité du cadre apprenant disparaît, et la responsabilité pleine fait surgir le doute. Emma raconte avoir failli abandonner la psychologie après son tout premier patient, à cause d'une simple question qu'elle a interprétée comme la preuve qu'elle était « démasquée » — alors que le patient avait tort sur le fond.
Le récit le plus marquant de l'épisode est peut-être celui d'Emma. Elle raconte le passage de stagiaire à psychologue diplômée — ce moment précis où la sécurité du cadre apprenant disparaît :
« Quand j'étais stagiaire, ça allait, je me donnais le droit. À partir du moment où j'étais diplômée, waouh, syndrome de l'imposteur à fond. Je me suis dit : qu'est-ce que je fiche là ? »
— Emma, épisode 2 de Chaï Latte« Vous allez pas me proposer d'exercice entre les séances ? »
Emma raconte ensuite son tout premier entretien comme psychologue. Tout s'était bien passé. Jusqu'à la dernière phrase du patient :
« Il a suffi d'une question pour me remettre en question : "Vous allez pas me proposer d'exercice entre les séances ?" Je me suis dit : je suis démasquée. En fin de journée : je ne veux plus être psy. »
— Emma, épisode 2 de Chaï LatteCe qui rend ce témoignage si précieux, c'est qu'Emma découvre plus tard que son patient avait tort sur le fond : au premier entretien, on ne donne pas forcément d'exercices, ça dépend du cadre thérapeutique. La remarque du patient était la sienne, pas une vérité clinique. Mais sur le coup, le syndrome de l'imposteur a transformé cette question banale en preuve définitive d'illégitimité.
C'est exactement comme ça que le syndrome opère au quotidien : il transforme chaque remarque ambiguë en confirmation d'un soupçon préexistant. Pas de remarque ? On l'invente. Une remarque neutre ? On l'interprète négativement. Une remarque positive ? On la disqualifie.
Pourquoi le syndrome revient à chaque évolution
Le syndrome de l'imposteur ne s'efface pas avec le temps — il se réactive à chaque changement de niveau, professionnel ou personnel. Nouveau poste, nouveau rôle parental, nouveau projet, nouvelle visibilité : à chaque fois, le « qui suis-je pour faire ça » revient en force. Ce n'est pas un échec du parcours, c'est le mécanisme normal du syndrome.
L'épisode met en lumière une vérité que peu de personnes anticipent : le syndrome de l'imposteur ne disparaît pas en montant en compétence. Il revient au contraire à chaque évolution. Eli le formule simplement :
« À chaque fois que tu montes de niveau, ou même que tu changes de quelque chose, tu as ce truc de "moi je débarque, qui suis-je pour dire quoi que ce soit". »
— Eli, épisode 2 de Chaï LatteLe mythe du « quand j'aurai assez d'expérience »
Beaucoup de personnes attendent l'année, le diplôme, le poste à partir duquel elles se sentiront enfin « légitimes ». L'épisode démonte ce mythe : Emma a 2-3 ans de pratique et le syndrome est encore là. Eli a accumulé 18 vies professionnelles et vit toujours dans l'imposture. Tiphaine, fondatrice d'un réseau implanté dans 6 pays, a besoin de se faire des listes de preuves.
La compétence et l'expérience ne sont pas ce qui désamorce le syndrome. Ce qui le désamorce, c'est la congruence intérieure — le sentiment que ce qu'on fait est aligné avec qui on est. Et ça, c'est un travail intérieur, pas un palier de carrière.
Les 4 outils partagés dans l'épisode
Quatre outils concrets pour apprivoiser le syndrome de l'imposteur au quotidien : 1) La liste écrite de ses preuves objectives, relue régulièrement. 2) Nommer la voix de l'imposteur (Eli l'appelle « Robert ») pour s'en distancer. 3) L'humour et l'auto-dérision pour rendre la pensée absurde. 4) En parler avec d'autres, pour briser le tabou et l'isolement.
L'épisode est riche en outils concrets, partagés par Tiphaine, Eli et Emma. Voici les quatre principaux.
1. La liste écrite des preuves
L'outil le plus partagé par les trois voix : écrire physiquement la liste de ses preuves. Tiphaine le formule ainsi : « j'ai besoin de me lister les preuves ». Emma confirme cliniquement que c'est exactement la technique utilisée en thérapie cognitive pour traiter les pensées anxieuses et intrusives.
« Le cerveau a tendance à partir sur la négativité et la dévalorisation. Il faut l'entraîner vers le positif. C'est un entraînement comme un muscle. »
— Emma, épisode 2 de Chaï LatteL'idée n'est pas de faire cette liste une fois et de la ranger, mais de la refaire régulièrement, notamment dans les périodes où tout va bien — pour qu'elle soit déjà là, automatique, quand le syndrome reviendra frapper.
2. Nommer la voix de l'imposteur
Emma propose un outil de défusion cognitive : nommer la voix qui te dit que tu es illégitime, pour la séparer de toi. Dans l'épisode, l'idée surgit en direct — trouver un prénom à l'imposteur d'Eli. Après quelques tentatives, le groupe se rallie à Robert.
« Robert, on va l'appeler Robert. Ça va bien avec moi. On discute, on boit des cafés ensemble. Et voilà. »
— Eli, épisode 2 de Chaï LatteCette technique a un effet immédiat : transformer un sentiment envahissant en interlocuteur identifié. « Robert me dit que je suis nulle » est beaucoup moins paralysant que « je suis nulle ». La pensée devient observable, donc négociable.
3. L'humour comme mise à distance
Eli partage son outil principal : l'humour. Elle se voit elle-même de l'extérieur, trouve la situation ridicule, et en rigole. Cette technique porte un nom en psychologie cognitive : la défusion cognitive par exagération. On rend la pensée tellement absurde qu'elle perd son pouvoir.
« Je me vois de l'extérieur, je me trouve tellement ridicule. C'est comme si j'observais une pièce de théâtre. Je rends la pensée absurde et j'en rigole. »
— Eli, épisode 2 de Chaï LatteAttention cependant : l'humour comme défense fonctionne quand on l'utilise avec soi-même. Il devient toxique quand on s'en sert pour minimiser ses ressentis ou empêcher de les explorer. L'humour utile désamorce, l'humour défensif anesthésie.
4. Parler du syndrome avec d'autres
Le quatrième outil est peut-être le plus puissant : en parler. Tout l'épisode démontre ce qu'Emma résume en une phrase :
« Ça aide beaucoup d'en parler, de ne pas rester seul avec. Les personnes se disent : si je le dis, on va me démasquer. Alors que les autres pensent tout autre chose. »
— Emma, épisode 2 de Chaï LatteL'épisode lui-même en est la preuve. Trois femmes qu'on imagine totalement sûres d'elles partagent leur sentiment d'illégitimité — et la principale réaction des auditrices est « mais alors je ne suis pas seule ? ». Le syndrome se nourrit du silence. Il s'affaiblit dans le partage.
Travailler l'estime de soi pour désamorcer le syndrome
L'estime de soi est le levier de fond du syndrome de l'imposteur. Plus elle est faible, plus le sentiment imposteur est puissant. Le travail clé : se valoriser par qui on est, pas seulement par ce qu'on fait. Identifier ses qualités humaines (être attentionnée, fiable, créative) plutôt que ses seules performances, pour ne plus être l'otage de ses résultats.
Emma propose dans l'épisode un déplacement de regard simple mais puissant. Quand on définit sa valeur uniquement par ses actes, on devient l'otage de ses performances : tout va bien tant qu'on performe, tout s'effondre dès qu'on échoue. Quand on se valorise aussi par qui on est, on devient plus stable.
« Je me valorise beaucoup plus par qui je suis que par ce que je fais. Je mérite d'exister à travers toute autre chose que mon métier ou mon rôle de maman. »
— Emma, épisode 2 de Chaï LatteLe piège de se définir par ses casquettes
Quand tu te dis « je suis ma boîte » ou « je suis ma pratique » ou « je suis ma maternité », ton sentiment d'identité dépend entièrement de la performance de ces rôles. Le moindre soubresaut ébranle ton estime entière. Apprendre à séparer qui tu es de ce que tu fais, c'est l'un des chantiers majeurs pour désamorcer le syndrome de l'imposteur sur la durée.
Ce que le déblocage émotionnel peut apporter
Le syndrome de l'imposteur s'enracine souvent dans des schémas inconscients construits dans l'enfance — l'amour conditionnel à la performance, le besoin de tenir un rôle pour mériter sa place. La méthode Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©® agit sur ces schémas inscrits dans le corps et le système nerveux, là où la parole et la liste rationnelle des preuves n'atteignent pas. Elle complète un suivi psychologique, sans jamais le remplacer.
Le syndrome de l'imposteur s'enracine souvent dans des schémas inconscients construits dans l'enfance — la peur d'être aimée pour qui on est, le besoin de tenir un rôle pour mériter sa place, l'apprentissage que l'amour est conditionnel à la performance. Tant que ces schémas profonds restent intacts, la simple liste rationnelle des preuves ne suffit pas à apaiser le sentiment d'illégitimité.
C'est précisément ce sur quoi agit la méthode Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©® : sur les schémas inscrits dans le corps et le système nerveux, là où la parole et le raisonnement n'arrivent pas. La méthode ne remplace ni un suivi psychologique, ni un traitement médical — elle les complète puissamment quand on travaille sur des schémas relationnels profonds.
« Le syndrome ne disparaît pas quand tu deviens meilleur. Il disparaît quand tu deviens aligné avec toi, quand ce que tu fais a du sens. »
— L'épisode 2 de Chaï Latte, Sister ConseilsImportant : le déblocage émotionnel ne se substitue jamais à un suivi médical ou psychologique. Emma, psychologue clinicienne du réseau Sister Conseils, illustre parfaitement cette complémentarité : elle propose à la fois suivis psychologiques classiques et séances de déblocage.
Ce qu'il faut retenir de cet épisode
- Le syndrome de l'imposteur touche tout le monde, y compris les thérapeutes — Eli, Emma et Tiphaine en témoignent à visage découvert.
- Il ne disparaît pas avec la compétence ou l'expérience : il revient à chaque évolution professionnelle ou personnelle.
- Sa racine n'est pas dans la performance, mais dans la peur du rejet apprise enfant.
- Quatre outils concrets : la liste écrite des preuves, nommer la voix imposteur (« Robert »), l'humour, et en parler.
- Travailler son estime de soi sur qui on est, pas seulement sur ce qu'on fait.
- Le Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©® agit sur les schémas inconscients de fond, en complément d'un éventuel suivi psy.
Tu te reconnais dans cet épisode ?
Si le syndrome de l'imposteur t'épuise au quotidien et que la simple liste rationnelle des preuves ne te suffit plus, le Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©® peut t'aider à travailler sur les schémas inconscients qui maintiennent le sentiment d'illégitimité. À combiner avec un suivi médical ou psychologique adapté.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le syndrome de l'imposteur exactement ?
Le syndrome de l'imposteur est un sentiment d'illégitimité face à ses propres réussites. La personne attribue ses succès à la chance, au bon moment, à un coup de pouce extérieur, jamais à ses compétences réelles. Elle vit avec la peur permanente d'être démasquée. Ce n'est pas un diagnostic clinique mais un phénomène très étudié en psychologie, qui touche environ 70 % des adultes au moins une fois dans leur vie.
Pourquoi a-t-on un syndrome de l'imposteur même quand on a réussi ?
Parce que la racine du syndrome est dans la peur du rejet, pas dans la performance objective. Eli explique dans l'épisode : quand on a appris enfant qu'on était aimé pour être sage et brillant, on intègre que la visibilité oblige à tenir un rôle. Plus on monte, plus on a l'impression de porter des habits trop grands. Le succès objectif ne résout rien tant que ce mécanisme intérieur n'est pas désamorcé.
Que faire concrètement quand le syndrome de l'imposteur frappe ?
Quatre outils partagés par les thérapeutes de l'épisode. 1) Faire une liste écrite de toutes ses preuves objectives, et la relire régulièrement. 2) Nommer la voix de l'imposteur (Eli pense l'appeler Robert) pour s'en distancer. 3) Défusionner de la pensée comme on le fait en anxiété — cette pensée n'est pas la vérité. 4) Travailler son estime de soi en se valorisant par qui on est et pas seulement par ce qu'on fait.
Le syndrome de l'imposteur disparaît-il un jour ?
Pas vraiment — il s'atténue mais revient par vagues, notamment à chaque changement de niveau professionnel ou personnel. Emma raconte avoir vécu un retour massif du syndrome au moment où elle est passée de stagiaire à psychologue diplômée. Eli confirme : il revient à chaque évolution. L'idée n'est pas de le faire disparaître mais de « devenir pote avec lui », comme Eli qui en parle avec humour, ou comme Emma qui l'utilise comme signal pour continuer à se former.
Le syndrome de l'imposteur touche-t-il aussi les hommes ?
Oui, il touche tout le monde, y compris les grands chefs d'entreprise. Emma le rappelle dans l'épisode : on retrouve ce sentiment chez tous les profils, hommes comme femmes, parfois plus dans la sphère professionnelle, parfois plus dans la sphère personnelle — mais il est universel. La différence n'est pas dans la présence du syndrome, mais dans la facilité à en parler ouvertement.
Le déblocage émotionnel peut-il aider sur le syndrome de l'imposteur ?
Oui, le Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©® agit sur les schémas inconscients qui maintiennent le sentiment d'illégitimité — notamment ceux ancrés dans l'enfance quand on apprend à se faire aimer en tenant un rôle. La méthode travaille par le corps et le système nerveux, là où la parole et la liste rationnelle des preuves ne suffisent pas. Elle ne remplace pas un suivi psychologique mais le complète efficacement.
Où trouver une thérapeute formée au déblocage émotionnel près de chez moi ?
Le réseau Sister Conseils compte 6 thérapeutes licenciées et 17 thérapeutes indépendantes certifiées à la méthode Tiphaine Lamblin ©®, présentes en France (Lyon, Paris, Montpellier, Martigues, Biarritz), en Suisse (Genève), en Belgique, au Luxembourg, en Espagne et au Canada. Pour trouver une thérapeute près de chez vous et réserver une séance, rendez-vous sur la page Prendre RDV.
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Tiphaine Lamblin
Fondatrice de Sister Conseils · Animatrice du podcast
Tiphaine est la créatrice de la méthode Déblocage Émotionnel Tiphaine Lamblin ©®, née en 2020 et inspirée de la médecine indienne ancestrale. Prof de yoga émotionnel, formée à l'hypnose et au breathwork, elle a transmis sa méthode à un réseau de 6 thérapeutes licenciées et 17 thérapeutes indépendantes certifiées dans 6 pays. Elle anime le podcast Chaï Latte chaque semaine avec Eli, Emma et leurs consœurs du réseau Sister Conseils.
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